lundi, 03 septembre 2007

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Infra-Expulsions

 

Leurs schémas, leurs codes, en disent long sur leurs faillites collectives. Et leur ripostes, violentes, brouillonnes et absurdes, coïncident leurs  déroutes. La duperie tombe ses masques, illes ne sont plus que ridicules.

 

Et à  défaut de tuer, le ridicule rend violent. La Police  agite ses bras  obtempérés au confort de postures de dirigeant vexés,  infantiles et pusillanimes, qui décrètent le grain de l'ivraie: et assènent  le comment vivre et le pourquoi comment. Leur paroles sont mortes avant d'avoir été accouchés. Leur idées pour le peu qu'elles en soient, sont mornes et stériles. Leurs actes en sont les engeances froides: les béances.

 

Pour autant qu'on le veuille, pouvons nous répondre aux béances? L'inepte, l'absurde se confond de lui même, sans autre nécessité que, patiemment, indéfectiblement, l'on construise sur ces ruines,  les possibles d'existences neuves, exonérées, libres et rigolotes.

 

Sortis des reproductions,  il s’agit  de ceindre le vain, de déconstruire l'exemplarité,  de cesser de renoncer, pour étendre toute latitudes non de discours, mais d’actions, d'expérimentations.

 

Nous avons là, le spectacle paternaliste de l’état, spolié, défait, posé dans son effroi de dépossession du sérail, pour qui désormais la riposte sera implacable. Les caciques, la congrégation des potentats, imposent que rien n'incurve et postule l'intoxication d'aucuns,  la criminalisation d'autrui. Une fois cloisonné, en situation de ne rien faire que de ployer ou se révolter l'on aboli,  on le voit bien mèdème, les règles même qui nous  portent. La débâcle certes,  mais la débâcle pour  toutes et tous.

 

A renfort d'une rhétorique creuse,   l’adhésion des amicales de nos gouvernances remportée, inscrite dans le concours illusoire d'intérêts convergents,  les médias et le corps social in corpore  bêlent contre ces hordes de profiteurs, d’intrépide opportunistes (pour combien de temps encore?).

 

Désormais illes seront puniEs. Mais quel corps social? Et quel médias?  

 

Et voici la mobilisation d’arrière garde qui s’étend, « impune » et arrogante, qui cartographie les corps, identifie les esprits, déploie un arsenal législatif qui segmente, nomme, norme divise et isole et criminalise « l’ennemis ». Comme un écho parvenu du « Surveiller et Punir » de Foucault, et à l'instar de marquer les corps dans leur chair, on les oppose, on les segmente.. Mis à bas, mis aux bans, que reste t il à ces franges que, ballots des expulsions géographique et sociales, illes puissent entreprendre ? La contradiction interdite, bannie, ce n’est guère quelques solidarités de principe de députaillons, aux bottes d’accord d’appareil, qui infléchiront les leviers, les commandes, aux mains d’inexpugnables chaires… Ce sont des murs qui sont érigés entre les populations. Et les murs ne s’orientent pas, il vont soit percés, soit ruinés.   Le tout venant précaire ou intoxiqué, consommateur et votard s'embourbe ou cesse de consentir que dès lors qu'on lui donne en pâture.. Qu'il s'agisse d' Exister, des pratiques du libre arbitre, d’une existence réellement sociale, ou des possibles d’une réfléction-organisation lucide, encore des murs! IsoléEs,  confrontéEs, dans la concurrence de la survie, n'émergent que le gégaire à l'instar de miasmes fascisants.  Les luttes petites et vide de sens occultent et isolent nos devenirs meileurs immédiats, nos devenirs individuels et collectifs. LeLa citoyenNe docile errre, grégaire ou désespère... et, dés-impliquéE, censuréE de son existence, adhérantE pour ne point être suspect, se mute   en auxiliaire du contrôle et régulation sociale.

 

Ses outils désormais défaits, les corps martyrisés, les mises en commun avortées, les cerveaux deviennent en disponibilités des discours succincts, des raccourcis crasses, et les énergies toutes entières conduites aux services commandés des résidus du désastre social, qui  restent  donnés dans une parcimonie concurrentielle, comme un hochet aux bons et loyaux services serviles.

 

Dès lors il ne s’agit d’effrayer personne, mais de quiconque d’identifier l’actHeur-eux, l’actHeur-euse de sa propre existence, en ce qu’elle à de collectif et d’individuel. Il s’agit ici et maintenant d’assauts, de conquêtes, d’appropriations. Il s’agit d’ouvrir des routes qui nous sont barrées. De les ouvrir coûte que coûte,  individuellement et collectivement. Il s’agit par nos actes redoublés, par l’usage de ces mots mis en demeures :  les empathies, les solidarités, les courages ; de rendre caduque d’eux mêmes les Générateurs de Nuisances, les prêts à penser réducteur, les situations dégradées et dégradantes, qu’il nous est concédé. L’on se doit à sois même de tenter, d’expérimenter autre choses que la vase, que la péripétie du quotidien. L’on doit être capable de transferts de savoirs, non de compétences, de résolutions réellement collectives de nos aléas, l’on peut installer des relations nouvelles à autrui, déconstruites en ce sens qu’elle soient enfin transversales et dignes. Un rapport nouveau au monde, qui puisse de la même manière permettre de nouvelles pratiques, et de nouvelles transcendances. Dès lors que nous saurons nous interroger de concert, et non dans la compétition. CertainEs s’y attèlent déjà, de celles et ceux qui interrogent leur rapport au travail, leur rapport au genre, le rapport à l’argent, à l’accumulation obsessionnelle, concurrentielle du vide. L’on nécessite, ensemble de créer du sens ; il s’agit d’en terminer avec les peurs, d’en finir avec les confiscations, il s’agit, une fois pour toute, de cesser l’alibi du suffrage, de rire de ces anachronismes  réduits,  et de prendre enfin nos affaires en main.

                                                        

                                                                           LaPtiteMartine   

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